Skip to main content

Introduction : Et si un geste simple pouvait tout changer ?

Dans un monde professionnel où la rapidité et la performance dominent, il est facile d’oublier la puissance des gestes simples. Dernièrement, j’ai partagé une réflexion sur LinkedIn qui, à mes yeux, semblait presque évidente : l’importance de dire merci, de reconnaître l’effort, de faire un suivi. Je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre.

Ma publication a explosé. Mais ce qui m’a le plus marquée, ce n’était pas le nombre d’impressions ou de réactions. Ce sont les histoires derrière chaque commentaire. Des récits de personnes qui se sont senties invisibles, ignorées, oubliées. Des professionnels qui auraient simplement voulu entendre : « Nous vous avons remarqué. Votre démarche compte. » Cette vague de témoignages m’a fait réfléchir : pourquoi un geste si simple semble-t-il si rare et si puissant ?

 

L’histoire derrière un geste simple

Ce qui devait être une réflexion banale s’est transformée en une conversation profonde sur l’humanité dans nos interactions professionnelles. J’ai lu des messages de candidats frustrés par l’absence de retour, mais aussi de collaborateurs qui n’ont jamais reçu de reconnaissance pour leur travail. Derrière ces mots, j’ai senti de la fragilité, de la déception, parfois même de la colère.

Et pourtant, la solution est si accessible : un merci, un retour honnête, une reconnaissance sincère. Ces gestes ne coûtent rien, mais ils ont un impact immense. Ils disent : « Vous comptez. Votre temps et votre effort ont de la valeur. » Ce n’est pas qu’une question de politesse, c’est une question de respect et de considération.

 

Pourquoi la reconnaissance compte vraiment

La reconnaissance n’est pas un luxe. C’est un besoin fondamental. Des études en psychologie organisationnelle démontrent que le sentiment d’être reconnu est directement lié à la motivation, à l’engagement et à la fidélisation. Selon Gallup, les employés qui se sentent valorisés sont 4,6 fois plus susceptibles de se sentir engagés dans leur travail.

Mais ce besoin dépasse le cadre de l’emploi. Il touche toutes les interactions professionnelles : avec un client, un partenaire, un collègue. Un suivi après une rencontre, un mot de remerciement après une collaboration, un feedback constructif après un projet… Ces gestes créent un climat de confiance et renforcent les relations. Tous les liens professionnels sont des interactions humaines. Dans chaque email, chaque rencontre, chaque processus, il y a des personnes avec des histoires, des attentes et des émotions.

Prendre le temps d’un suivi, c’est honorer ces parcours et montrer que l’humain reste au cœur de nos pratiques.

À l’inverse, l’absence de reconnaissance laisse des traces. Elle peut générer de la frustration, de la démotivation et, parfois, une rupture de lien. Dans un monde où tout va vite, prendre le temps de reconnaître l’autre devient un acte différenciateur.

 

Comment intégrer la reconnaissance au quotidien

Prenons quelques exemples concrets : un client qui reçoit un suivi personnalisé après une rencontre se sent considéré et renforcera sa confiance. Un collègue qui voit son effort reconnu publiquement développera un sentiment d’engagement durable. Même dans les partenariats, un simple mot de gratitude peut transformer une relation transactionnelle en alliance stratégique.

La bonne nouvelle ? Il n’est pas nécessaire de révolutionner nos pratiques pour remettre l’humain au cœur. Voici quelques gestes simples qui font toute la différence :

  • Dans le cadre du recrutement, le suivi des candidats est un exemple particulièrement révélateur. Lorsqu’un candidat prend le temps de postuler, il investit non seulement son énergie mais aussi son espoir. Un retour, même pour indiquer que le processus est en cours ou que la candidature n’a pas été retenue, a un impact considérable. Ce geste simple renforce la confiance, améliore l’expérience candidat et contribue à l’image de marque employeur. À l’inverse, l’absence de suivi peut laisser un sentiment d’invisibilité et nuire à la réputation de l’organisation. Ainsi, intégrer des pratiques de suivi transparentes et humaines dans le recrutement n’est pas seulement une question de courtoisie, mais un levier stratégique pour bâtir des relations durables.Dire merci, sincèrement : après une réunion, un projet, une collaboration. Pas un merci automatique, mais un mot qui reflète la valeur de l’effort.
  • Donner un feedback constructif : même si le résultat n’est pas parfait, reconnaître l’investissement et proposer des pistes d’amélioration.
  • Faire un suivi : après une rencontre ou une demande, même pour dire « Je n’ai pas encore de réponse, mais je vous tiens informé ». Ce geste crée de la transparence et de la confiance.
  • Valoriser publiquement : souligner le travail d’un collègue devant l’équipe ou sur un canal interne. Cela renforce la culture de reconnaissance.

Ces pratiques ne demandent ni budget ni outils sophistiqués. Elles exigent simplement une intention : celle de considérer l’autre comme une personne avant tout.

Myriam Caron

Directrice de territoire
Chaudière-Appalaches et Bas-St-Laurent

Avec 20 ans d’expérience en ressources humaines et un diplôme en sciences de l’orientation, Myriam se distingue par une fine connaissance du marché de l’emploi dans Chaudière-Appalaches et le Bas-Saint-Laurent.

Reconnue pour son écoute attentive, son approche personnalisée et son dynamisme contagieux, elle excelle à instaurer des liens de confiance durables, autant avec les employeurs qu’avec les candidats. Sa force : accompagner chaque mandat avec une vision à la fois stratégique et profondément humaine.